25.08.2008
Les cretes Vosgiennes ( Markstein, lac blanc) (68/88) 33km 1000md+ le dimanche 24 aout 2008

Un traileur en plein doute..
Comme je l´avais écrit précédemment, ce week-end de course a pied devait répondre a l´exigence de faire le plus petit déplacement possible en voiture suite a mes deux courses en Belgique. Je m´en suis tenu et me voila ce matin en direction des Hautes Vosges pour la célèbre course des crêtes vosgienne. Course de montagne de 33km et 1000metres de dénivelé passant en autre par le plus haut sommet des Vosges, le Hohneck.(1363 metres).
Une course qui appartient a l´histoire des courses hors stade des Vosges et au patrimoine des courses de montagne en France.
Autant dire que votre passage par ici vous laissera a coups sur, des souvenirs inoubliables malgré l´exigence certaine de cette épreuve qui est une succession de montées et de descentes sur un terrain très varié. (Chemins de montagne, tourbière, sentiers, pâturage.)
Mes souvenirs a moi remontre a mon premier essai sur les crêtes en 2003 que j´avais bouclé a l´époque en 3h19. Depuis, j´y suis retourné a chaque fois que le soleil était de la partie (2005, 2007) avec a la clé un record établi en 2005 avec 3h09.
Aujourd´hui, il ne faudra pas trop se pencher sur la montre vu mon année 2008 bien maussade qui avait cependant bien démarrer avec quelques trails..
Ce matin, ça sera donc plus une épreuve de vérité pour voir si je peux espérer prétendre a m´inscrire sur d´autres trails les semaines a venir.
Mes dernières tentatives sur cette exercice ne s´étaient pas soldé par un excellent résultat avec a la clé deux abandons a mi parcours (trail du ballon d´alsace 42km et trail d´Orbey 48km)
Autant dire que le moral en avait pris un coup, et que je suis toujours à la recherche de cette course réussie qui me relancera dans mon aventure trail..
Les crêtes seront donc un bon test avec une distance intermédiaire de 33km.
7h00, nous partons accompagnés de mes parents direction le Markstein pour une grosse heure de route autrement dit 80km environ.


Petite pause devant la belle vue en contre bas..
La météo est parfaite, la matinée s´annonce ensoleillé mais avec toute de même une fraîcheur assez accentuée. Seulement 7 petits degrés au matin, loin de me déplaire au contraire.Nous arrivons sur place peu après 8h00 lorsque les trailers commence à arriver doucement.





Hervé Anton ici en noir..
Du coté des Vosgiens, nous retrouvons encore un Hervé, Hervé Arnould du cohm que j´avais croisé la dernière fois lors du marathon du ballon d´Alsace.

Et petite pensée pour Arnaud Jacquot qui s´alignera en même temps que nous sur les mini cretes.
Chez nous amis du 54, commençons par la présence de Martin Jambois, le grand trailer que je n´avais plus eu l´occasion de voir depuis un petit bout de temps. Content de partager cette course avec lui car il me servira de point de repère. Il a l´art de bien gérer son effort et être capable de le suivre jusqu´au bout d´un trail est toujours synonyme d´une course réussie pour moi. Il faut admettre que les trails sont son terrain de jeu préférée, et il excelle dans cette discipline. Pour illustrer cela, il n´est pas inutile de rappeler qu´il est déjà a son 12eme trails de + 42km depuis début Janvier sans oublier quelques autres aux distances inférieures.

Quelques Toulois sont la, comme Phillipe Bibet croisé bien évidemment au 6 jours de Toul.
Pascal Arnoux est la pour représenter le Rc vandoeuvre. Sans oublier Jacques croisé a la course des chamois.
Bref, pleins de connaissance avec sans doute des oublis, une dernière petite parenthèse pour souligner la présence de quelques kikoureurs que j´ai eu la chance de croiser comme Astra Wally, Schnacka, Ronan des Vosges ou Loupi.

Astra Wally que je n´avais plus croisé depuis saverne 2007, presqu´un an!!

Nathalie, la cousine de Tiftib, la kikoureuse
Revenons en a la course en elle-même, cette édition sera marquée d´un léger changement au point de vue du parcours. Le départ a été déplacé pour éviter les passages sur la route. Environ 1 ou 2 Km inédits pour le coup.

J´ai décidé aujourd´hui de courir sans dossard pour une raison bien précise. Me faire rembourser les frais d´inscriptions de l´édition 2006 que j´avais déboursé et qui m´ont pas été rendue alors que je n´avais pas participer a l´épreuve cette année la.
Et puis n´étant pas sur d´être capable de finir la course entièrement, ça ferait des frais inutiles.
Bien évidemment, je ne franchirai pas la ligne d´arrivée et ne pourrait prétendre ainsi aux récompenses. Mais peu importe, cette histoire m´était un peu rester à travers la gorge et j´avais envie de réagir à ma façon.


Niveau tenue, collant long de l´asgvo et débardeur du Jac pour ce matin. Martin a décidé de partir avec sa ceinture gourde et n´a pas oublié de plier son dossard. Vous l´aurez compris, on s´est préparé ensemble en oubliant un peu l´heure et en ayant sous estimé la distance qu´il nous restait pour rejoindre le départ. Mais tout est rentré dans l´ordre avec une petite marge de 3 minutes avant le coup de feu.


Avec la foule, les premiers mètres de course s´effectue difficilement dans le devers du pré.
Très vite, la nouveauté du circuit se fera sentir, nous tournons soudainement a gauche par une pente très sévère (type piste de ski). Nul doute, beaucoup ont compris qu´il ne servait a rien de se forcer a courir sur cette pente. La plupart des coureurs marchent, exceptés sans doute les premiers mais on les voit déjà plus devant nous lol.
Pour une mise en jambe, c´est une mise en jambe, de quoi bien réveiller les muscles. Un peu plus tard, nous retrouvons le parcours traditionnel des crêtes à travers les pâturages. Cette partie (jusqu´au 10eme Km) est certainement malgré des bosses toute même bien prononcés la plus faciles du parcours. Car la suite s´avère difficile avec le Hohneck ou encore l´interminable grimpette du Tanet.
Il faut donc partir en songeant a se réserver pour la fin, chose que je me force a faire en restant a la hauteur de Martin partant toujours a l´allure qu´il faut.
Néanmoins dans les montées, je prends quelques mètres d´avance sans le vouloir, j´aime bien en général les montées et lui se révèle un bon descendeur.
Mes quelques mètres d´avance me servent à bien récupérer dans les descentes et de monter sans trop forcer sur les appuis dans les cotes. Une solution pour éviter mes crampes.
On se rejoint quelques fois, notamment lorsque nous apercevons Linda qui s´occupe des photos. Eh oui, aujourd´hui, pour moi c´est sans appareil pour mieux profiter des sensations éventuelles. Car prendre des photos en courant, c´est usant à la longue.





















Pascal Arnoux



Phillipe Bibet
































Mon début de course est mitigé pas par la forme ou le maux aux genoux mais par des fourniments au pied. Grr ! Ça m´arrive régulièrement, par chance c´est parti après quelques kilomètres.
Dans un élan soudain, nous sommes dépassés par Astra Wally qui nous dépose sur place lol, il semble bien pour ces premières crêtes Vosgiennes. Ravi pour lui.
Un peu plus loin, même scénario avec les deux frères Régis et Joël accompagné dans leur sillage par Ronan des Vosges.
Serions nous parti encore un peu trop vite ? Peut etre.. Mais théoriquement ces coureurs sont plus fort que nous.
























































































Laurent Melchior














Jean Paul Spiesser


L´écart avec Martin désormais se creuse malgré que j´essaye de ralentir pour l´attendre. Je n´aime pas trop être dans cette situation car c´est souvent synonyme d´une course qui se fini difficilement pour moi. Je continue à mon rythme, n´hésitant pas a marcher dans les pentes raides. Je regarde souvent derrière moi pensant qu´il finira bien par revenir notamment dans les descentes.
Je franchi le Hohneck en marchant, petite pause au ravito au sommet, ou j´aperçois la cousine de Tiftib, la kikoureuse.
En parlant de kikoureur, un autre me dépasse après le Hohneck, c´est Loupi, le trailer nancéen. Il a bien géré sa course et s´éloigne très vite de mon champs de vision. Rien a dire, il est fort !
Nous arrivons à la Schlurt, lieu de départ des mini crêtes, il reste alors 12km de course. Qui débute par une partie qui me plait pas dans les bois, ça monte pas très fort et pourtant j´ai l´impression de ne plus avancer.

























Papa qui attends mon passage..










Ronan des vosges




Loupi





Martin est parti avec le panneau avec lui, forcement c´est plus dur ainsi mdr

J´alterne marche et course dans les huit derniers kilomètres à une allure bien modeste vue la configuration du terrain. Je pensais réellement voir le retour de Martin, mais il était fatigué aujourd´hui.. Il fera mieux au prochain c´est sur..
On s´approche du lac blanc par un sentier plus roulant mais hélas trop enrochés pour en profiter. Pas évident cette fin de course, ou il faut rester très vigilent pour éviter de se tordre la cheville.
Les racines remplacent les roches et nous emmène dans un pâturage ou il reste une petite boucle à effectuer avant de rejoindre la ligne d´arrivée. Descente, puis montée pour en finir par une petite ligne droite.



















Michel Cantus







Astra Wally en 3h15, pour une premiere, belle perf..










Regis Conraud











Joel Conraud





















Me voila satisfait, même si le temps reste moyen. Pas de coups de moins bien, pas de crampes sérieuse et un genou qui a tenu le coups. Bref, du mieux qui me laisse envisager quelques trails avant la fin de l´année.
Martin fini pas si loin en 3h49, et avec gentillesse m´offre son tee-shirt. Merci !
Retour a la maison ou on se rend compte que la journée se termine deja, un trail bouffe la journée mais le plaisir de le faire est toujours la.
Semaine prochaine, rendez vous en principe au trail de Minot en Cote d´or pour la distance moyenne (28km) ou alors a la course nature de Serrières (54) 11km environ. A voir après s´être reposé.
A bientôt, et bravo a vous tous avec une mention spéciale pour les coureurs qui ont fini avec de terrible crampes.
22:48 Écrit par espace-marathon88 dans (88) cretes Vosgiennes | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note |
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